Obligation taxi : Que doit faire un chauffeur de taxi ?

Refuser une course sans motif légitime expose à une sanction disciplinaire, même en dehors des heures de pointe. L’absence de terminal de paiement électronique homologué depuis 2016 constitue une infraction, passible d’une amende de quatrième classe. L’obligation de justifier chaque trajet par une note imprimée reste valable, sauf en cas de forfaits préalablement acceptés.

La validité de la carte professionnelle doit être vérifiée à chaque contrôle, tout comme la conformité du lumineux et du taximètre. En 2025, la présentation numérique de certains justificatifs devient possible, mais ne dispense pas de l’affichage réglementaire à bord.

En France, devenir chauffeur de taxi ne s’improvise pas : la loi encadre la profession avec une minutie implacable, pour une raison simple, protéger le client et garantir la loyauté du secteur. Impossible de travailler sans la fameuse carte professionnelle, délivrée par la préfecture, gage de moralité, de santé et de formation validée. Ce document est le sésame pour monter à bord, mais il ne suffit pas : il faut aussi décrocher une autorisation de stationnement (ADS), délivrée par la mairie, ou par le préfet de police à Paris.

La différence entre taxis et VTC ne souffre aucune ambiguïté. Seuls ceux qui possèdent l’ADS ont droit à la maraude, c’est-à-dire la possibilité de prendre des clients directement sur la voie publique. Stationner sur la chaussée n’est permis qu’aux emplacements réservés, sous peine d’amende. À Paris, la réglementation resserre encore l’étau, détaillant chaque règle sur la prise en charge et l’affichage des prix.

Le secteur évolue vite. Les chauffeurs de taxi revendiquent un strict respect des règles face à la montée des VTC et réclament des contrôles réguliers. On compte aujourd’hui plus de 55 000 taxis en France, dont près de 17 000 rien qu’à Paris, d’après les derniers chiffres. L’ADS reste un véritable graal, parfois transmis ou revendu, mais toujours sous surveillance pour éviter les abus.

Avec la digitalisation, le renforcement des contrôles et les nouvelles attentes sanitaires, la profession vit une mutation profonde. Les titulaires d’une ADS jonglent entre exigences réglementaires et demandes des clients, dans un univers où chaque détail compte.

Quels sont les documents obligatoires pour exercer en 2025 ?

En 2025, pas question de s’improviser taxi : pour circuler en règle, chaque chauffeur doit avoir à portée de main une série de justificatifs, sous peine de voir son véhicule immobilisé, voire son activité suspendue. La liste s’est étoffée au fil des ans, et un oubli n’est jamais anodin.

En tête d’affiche, la carte professionnelle obtenue auprès de la préfecture. À Paris, elle s’obtient après un examen rigoureux. Sans ce document, impossible de travailler. Vient ensuite l’autorisation de stationnement (ADS), indispensable pour effectuer la maraude ou s’arrêter sur les emplacements dédiés. Cette ADS doit être clairement affichée sur le pare-brise, pour éviter toute contestation.

Le contrôle technique annuel est une obligation incontournable. Il s’agit d’un contrôle spécifique aux taxis, à renouveler tous les ans pour garantir la sécurité du véhicule. L’attestation d’assurance professionnelle doit, elle aussi, être en règle et couvrir le transport de personnes à titre onéreux.

Selon les départements, le livret de contrôle demeure exigé, notamment pour faciliter les vérifications lors des contrôles routiers. La digitalisation avance : certaines villes testent déjà une application mobile pour centraliser ces documents et simplifier la vie des chauffeurs… et celle des contrôleurs.

Voici la liste complète des documents que tout taxi doit pouvoir présenter :

  • Carte professionnelle délivrée par la préfecture
  • Autorisation de stationnement ADS
  • Contrôle technique à jour, spécifique taxis
  • Attestation d’assurance professionnelle en cours de validité
  • Livret de contrôle (dans certains départements)

Les contrôles, fréquents sur la route comme en station, ne laissent rien passer. Un document manquant, et le taxi risque de rester à l’arrêt.

Équipements et dispositifs à bord : ce que la réglementation impose

La loi encadre chaque détail à bord d’un taxi. L’arsenal d’équipements obligatoires vise à garantir la sécurité, la transparence des tarifs et la traçabilité de chaque course.

Le taximètre occupe une place centrale. Il doit être homologué, plombé, et afficher sans ambiguïté la somme à régler, la prise en charge, les éventuels suppléments. Son fonctionnement ne souffre aucune approximation. Depuis 2015, impossible de refuser le paiement par carte : chaque taxi doit embarquer un terminal de paiement électronique en état de marche, quelles que soient la distance ou la somme demandée.

À l’extérieur, le lumineux « taxi » doit rester parfaitement visible et opérationnel. Allumé, il signale une disponibilité ; éteint, il indique que le chauffeur est occupé ou indisponible. La plaque latérale, souvent reléguée au second plan, est pourtant obligatoire et affiche le numéro d’ADS pour une identification rapide, un point particulièrement scruté à Paris.

À bord, la fiche tarifaire réglementaire doit être lisible par chaque passager. Les contrôles s’attardent systématiquement sur l’affichage des prix et la conformité de tous les dispositifs.

Pour clarifier, voici les équipements qui doivent impérativement équiper chaque taxi :

  • Taximètre vérifié et homologué
  • Terminal de paiement électronique fonctionnel
  • Lumineux « taxi » opérationnel
  • Plaque latérale affichant le numéro d’ADS
  • Affichage lisible des tarifs en vigueur

Comme tout véhicule professionnel, le triangle de signalisation et le gilet de sécurité sont également exigés. Les contrôles de police ou de préfecture ne laissent rien au hasard : la moindre défaillance peut entraîner une amende, voire l’immobilisation du véhicule.

Femme taxi aidant un passager avec ses bagages

Respecter les obligations de service envers les clients : pratiques attendues et contrôles

Dans ce métier, tout commence par le service rendu au client. Un accueil professionnel, une prise en charge rapide, des conditions de transport irréprochables : ces exigences ne sont pas négociables. Refuser une course n’est admis qu’en cas de danger, d’ivresse manifeste ou, parfois, en présence d’animaux non autorisés. Toute forme de discrimination, liée à l’apparence, au lieu de prise en charge ou à la destination, expose à des sanctions sévères, administratives ou pénales.

Le respect des tarifs affichés est une autre exigence incontournable, que le trajet ait lieu en centre-ville, à l’aéroport ou de nuit. Le montant facturé doit correspondre strictement à ce que montre le taximètre, sans ajustement de dernière minute. À la demande du client, le chauffeur doit remettre une note de paiement comportant toutes les informations essentielles : prix, date, numéro du véhicule, itinéraire. Ce document, trop souvent négligé, peut faire l’objet de contrôles de la part des autorités.

Le taxi a aussi une mission de service public : il ne peut pas refuser un court trajet, contrairement à d’autres modes de transport. Les taxis conventionnés, qui assurent des transports médicaux, doivent respecter des règles supplémentaires, au risque de perdre leur conventionnement. Les agents de contrôle veillent à l’application de ces obligations, que ce soit lors de maraudes ou de contrôles inopinés en station.

Au final, ce métier ne s’improvise jamais : derrière chaque course, il y a des règles précises, des contrôles serrés et une responsabilité permanente. Le taxi, ce n’est pas juste un volant et un compteur : c’est la garantie d’un service public, chaque jour à l’épreuve du réel.

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