Un chiffre sec, sans détour : depuis 2013, il n’est plus possible de prendre le guidon d’un cyclomoteur à 14 ans sans permis en France. Pourtant, le mot BSR s’accroche encore, alors même que la réglementation a pris un virage décisif.
Acquérir ce titre n’a rien d’automatique : le parcours est balisé, mêlant théorie et pratique, avec des consignes strictes à respecter. Beaucoup confondent encore BSR et permis AM, créant des complications dans les démarches et les contrôles. Ce qui compte : saisir précisément ce qui distingue l’un de l’autre, et ne pas négliger les étapes pour rouler sereinement.
Comprendre le BSR et le permis AM : définitions et enjeux en France
Le brevet de sécurité routière (BSR) continue d’alimenter les discussions, mais dans les textes, il a laissé la place au permis AM. Dès 14 ans, ce sésame permet de conduire un cyclomoteur, scooter ou moto 50 cm³ maximum, et aussi un quadricycle léger à moteur, autrement dit la fameuse voiturette. Ce changement reflète la volonté d’accentuer la sécurité routière chez les jeunes et d’harmoniser la catégorie « AM » avec les standards européens.
Le permis AM ne s’arrête pas aux deux-roues. Il donne également accès aux voitures sans permis (quadricycles légers), plafonnées à 45 km/h, avec un poids limité. Ces véhicules attirent autant des jeunes que des adultes sans permis B, en quête de mobilité, surtout hors des grandes villes.
La formation BSR mise sur une préparation à la sécurité routière et l’apprentissage des règles de base. Avant de monter en selle ou de prendre le volant, les candidats doivent obtenir l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR1 ou ASSR2). Ensuite, direction l’auto-école pour la pratique, afin de maîtriser les spécificités propres à chaque véhicule : cyclomoteur, scooter, quadricycle.
Avec la généralisation du permis AM, la France s’aligne sur l’Europe. Cela facilite la circulation et la reconnaissance du titre en dehors de nos frontières, mais cela garantit surtout un niveau de compétence commun à tous les conducteurs de cyclomoteur ou de voiturette.
À partir de quelle année le BSR est-il devenu obligatoire ?
La date clé ne laisse pas de place au doute : le BSR est exigé en France depuis le 1er janvier 1997. Avant, atteindre 14 ans suffisait pour prendre la route en cyclomoteur, sans parcours formateur ni brevet à décrocher. Mais l’augmentation des accidents chez les plus jeunes a forcé la main du ministère de l’Intérieur et des services de la sécurité routière, qui ont instauré ce brevet pour encadrer la conduite des adolescents et responsabiliser les familles.
Ainsi, toute personne née après le 31 décembre 1987 doit, depuis cette date, présenter un BSR pour piloter un cyclomoteur. Cela ne concerne pas que les scooters : toutes les mobylettes, petits scooters et quadricycles légers sont inclus. Le BSR n’a pas de durée de validité ; il est rattaché à la date de naissance du conducteur.
L’arrivée du BSR s’est accompagnée d’une campagne dans les collèges, avec la création de l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR), délivrée dès la cinquième. Cette attestation ouvre le parcours, avant la formation pratique, désormais incontournable en auto-école. Ce tournant a marqué une vraie avancée dans la prévention des accidents chez les moins de 16 ans.
Permis AM et BSR : quelles différences concrètes pour les usagers ?
Le BSR a été pensé comme un brevet national pour donner accès à la conduite d’un cyclomoteur ou d’une voiturette dès 14 ans, sans examen final. Obtenu après une formation théorique (ASSR ou ASR) et un module pratique, il se concrétise par une simple attestation. Il ne s’agit pas d’un permis à points, et il n’a jamais eu de reconnaissance européenne.
Le permis AM, lui, prend le relais depuis 2013, dans le cadre de l’harmonisation européenne. La formation reste proche de celle du BSR : théorie, puis pratique en auto-école ou association agréée. Mais le résultat est un véritable permis de conduire, au format sécurisé, style carte bancaire, reconnu dans tous les pays de l’Union européenne. Il n’ouvre pas droit aux points, ni à un examen final, mais il donne une légitimité renforcée lors des contrôles et facilite les démarches administratives.
| BSR | Permis AM |
|---|---|
| Attestation nationale | Titre européen |
| Sans permis à points | Pas de points, mais format permis |
| Non reconnu dans toute l’Europe | Reconnu dans l’UE |
Concrètement, la bascule du BSR vers le permis AM ne modifie pas les véhicules accessibles : cyclomoteur, scooter, quadricycle léger à moteur. La démarche, elle, vise à ancrer la sécurité routière dans les habitudes et à doter les jeunes conducteurs d’un cadre fiable, aligné sur l’Europe.
Les démarches à suivre pour obtenir le permis AM en toute sérénité
Avant la première virée en scooter ou en voiturette, il y a des étapes à franchir. Tout commence par l’obtention de l’attestation scolaire de sécurité routière (ASSR) de niveau 1 ou 2, généralement passée au collège. Si le cursus scolaire est derrière soi, l’attestation de sécurité routière (ASR), délivrée par la mairie ou un GRETA, prend le relais.
Ensuite, place à la formation pratique. L’auto-école ou l’association agréée accueille les candidats pour sept heures d’apprentissage. L’enseignement alterne conduite sur piste, circulation en conditions réelles, et séquences consacrées aux règles de sécurité. Ici, pas d’examen : l’assiduité et l’investissement du candidat suffisent pour obtenir l’attestation de formation.
Avant de se lancer, il faut s’équiper sérieusement. Voici la liste du matériel imposé par la loi :
- Casque homologué
- Gants adaptés
- Blouson à manches longues
- Pantalon couvrant
- Bottes ou chaussures montantes
Sans cette panoplie, impossible de prendre la route. La sécurité ne laisse aucune place à l’improvisation.
Une fois la formation validée, le permis AM arrive sous forme de carte sécurisée. La tentation de rouler sans titre expose à des sanctions immédiates : amende, voire confiscation du véhicule. Mieux vaut donc choisir une structure de formation sérieuse : un encadrement solide change tout, surtout pour les premiers kilomètres.
Au final, décrocher le permis AM, c’est bien plus qu’une formalité administrative : c’est la clef d’une mobilité retrouvée, encadrée et reconnue, partout où l’on décide de rouler. Et si c’était, tout simplement, un petit morceau de liberté sur l’asphalte ?


